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Défibrillateur (DAE) : quand et comment l’utiliser en cas d’arrêt cardiaque

En présence d’une victime inconsciente qui ne respire pas normalement, la chaîne de survie consiste à reconnaître l’arrêt, appeler le 15/112, débuter le massage cardiaque et utiliser un matériel médical adapté préconisé qui est le défibrillateur DAE dès qu’il est disponible, conformément aux recommandations de l’European Resuscitation Council (ERC).

L’arrêt cardiaque se définit, pour les témoins, par une absence de réponse associée à une respiration absente ou anormale (gasp) nécessitant de débuter immédiatement la réanimation cardio‑pulmonaire selon l’ERC.

  1. Appelez le 15 ou le 112 en mains libres et répondez aux questions du régulateur pour déclencher les secours.
  2. Massez au centre de la poitrine, 100 à 120 compressions/min, profondeur 5 à 6 cm, avec le minimum d’interruptions.
  3. Défibrillez dès que le défibrillateur automatisé externe est disponible, sans retarder son usage.
  4. Chaque minute compte : l’intervention précoce améliore fortement les chances de survie, d’où l’intérêt des DAE en accès public et de la mobilisation citoyenne.
exemple de massage avec défibrillateur

Le DAE détecte certains troubles du rythme comme la fibrillation ventriculaire et peut délivrer un choc pour « ré‑synchroniser » l’activité cardiaque, augmentant les chances de réussite si combiné au massage précoce.

  1. Allumez le DAE dès qu’il arrive
  2. Dénudez la poitrine
  3. Collez les électrodes pour défibrillateur en suivant les pictogrammes
  4. Poursuivez les compressions pendant la pose si vous etes plusieurs
  5. Suivez les consignes vocales.

Ne touchez ni la victime ni les électrodes lors de l’analyse du rythme, puis lors de la délivrance d’un choc si l’appareil l’indique, et reprenez immédiatement les compressions quel que soit le verdict « choc » ou « pas de choc ».

Laissez le DAE en place et continuez à suivre ses consignes jusqu’à la reprise d’une respiration normale ou la prise en charge par les secours.

infirmière avec défibrillateur

Chez l’adulte, la position recommandée est antéro‑latérale selon les schémas figurant sur les électrodes et sur l’appareil, afin que le courant traverse efficacement le cœur.

Cas de l’enfant et du nourrisson : Utiliser des électrodes pédiatriques si disponibles, sinon employer des électrodes adultes en position antéro‑postérieure : un patch au milieu du thorax et l’autre dans le dos entre les omoplates, en évitant tout chevauchement.

Situations particulières :

  • Pacemaker/stimulateur : éviter de coller une électrode directement sur l’implant et privilégier une position antéro‑postérieure si besoin.
  • Patch médicamenteux : retirer le patch, sécher la peau si humide, raser rapidement si pilosité excessive pour assurer l’adhérence.

Les DAE sont installés et signalés dans de nombreux lieux recevant du public, et la base nationale d’implantation permet de recenser leur accessibilité sur le territoire.

Des applications citoyennes permettent d’être alerté pour intervenir et de localiser un DAE à proximité pour réduire les délais avant défibrillation.

Depuis 2007, toute personne est autorisée à utiliser un DAE, par ailleurs, des catégories d’ERP sont tenues d’en être équipées, avec obligations de visibilité et de signalisation.

La formation n’est pas obligatoire pour déclencher un DAE, mais fortement utile pour intégrer la chaîne de survie et manipuler l’appareil avec efficacité.

Si plusieurs témoins sont présents, poursuivre les compressions pendant la pose ; interrompre uniquement pendant l’analyse et la délivrance du choc, puis reprendre immédiatement.

Le risque pour l’entourage est extrêmement faible si l’on ne touche pas la victime pendant l’analyse et la décharge, et l’usage par le public est jugé sûr par les études.

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